Combien d'ETF dans un portefeuille ? La règle des trois à cinq lignes

Par L’équipe MomentumRadar · Mis à jour le 22 septembre 2026 · 5 min de lecture

Tu ouvres ton compte, tu regardes la liste de tes lignes, et une question revient tôt ou tard : combien d'ETF faut il vraiment détenir ? Beaucoup d'investisseurs répondent en ajoutant, mois après mois, un nouveau tracker qui leur semble prometteur. Le portefeuille grossit, mais il ne devient pas forcément plus solide. Souvent, il devient juste plus difficile à comprendre.

La question que tout investisseur finit par se poser

Au début, on achète un ETF monde, puis un ETF sectoriel qui a bien performé, puis un ETF pays parce qu'un article en parlait, puis un ETF thématique par curiosité. Six mois plus tard, on a huit ou dix lignes et on ne sait plus vraiment ce qu'on possède en réalité. C'est un problème courant, et il n'a rien d'anecdotique : plus un portefeuille compte de lignes, plus il devient difficile de savoir ce qui pousse réellement la performance ou le risque.

La diversification est une bonne idée en théorie. Le souci, c'est que beaucoup de gens confondent nombre de lignes et diversification réelle. Ce sont deux choses différentes.

Pourquoi trois à cinq lignes suffisent presque toujours

Un ETF monde couvre déjà plusieurs milliers d'entreprises réparties sur des dizaines de pays et de secteurs. Un ETF sectoriel ou géographique bien choisi ajoute une inclinaison précise, sans dupliquer ce que le premier fait déjà. Avec trois à cinq lignes construites intelligemment, tu peux couvrir l'essentiel : une base large, une ou deux expositions plus ciblées selon la dynamique du moment, et éventuellement une poche obligataire ou monétaire pour amortir les phases difficiles.

Dans une approche par momentum, cette logique prend encore plus de sens. L'idée n'est pas de tout détenir en permanence, mais de concentrer le capital là où la dynamique est la plus favorable, et de recalculer ce classement régulièrement. Si tu veux comprendre comment cette rotation fonctionne concrètement, l'article sur le dual momentum expliqué simplement détaille le principe. Moins de lignes, mais choisies avec un critère clair, c'est souvent plus efficace que d'en accumuler par prudence apparente.

La fausse diversification des portefeuilles à quinze lignes

Le problème des portefeuilles à quinze ETF ou plus, ce n'est pas leur nombre en soi. C'est que la plupart de ces lignes se recoupent sans qu'on s'en rende compte. Un ETF monde, un ETF Europe, un ETF actions américaines et un ETF technologie américain partagent souvent les mêmes grandes entreprises, simplement pondérées différemment. Tu crois détenir quatre expositions distinctes, tu détiens surtout une seule exposition répétée quatre fois, avec des frais qui s'additionnent à chaque fois.

Cette superposition crée une illusion de sécurité. En période calme, elle ne coûte pas grand chose, à part de la complexité inutile. En période de stress, elle peut au contraire concentrer le risque exactement là où tu ne l'attendais pas, parce que toutes ces lignes bougent finalement dans la même direction au même moment. Comprendre ce genre de mécanisme fait partie des bases utiles, et le lexique du momentum peut aider à mettre des mots précis sur des notions comme la corrélation ou le recouvrement.

Comparer les deux approches

Critère3 à 5 lignes15 lignes ou plus
Lisibilité du portefeuilleClaire, chaque ligne a un rôle identifiableDifficile, les rôles se chevauchent
Risque de recouvrementFaible si les lignes sont choisies pour se compléterSouvent élevé sans qu'on s'en aperçoive
Temps de suivi mensuelQuelques minutesBeaucoup plus long, sans gain proportionnel
Coût globalLimitéFrais cumulés plus élevés
Capacité à réagir à un changement de tendanceRapide, peu de lignes à ajusterPlus lente, plus de lignes à revoir

Comment déterminer le bon nombre pour toi

Il n'existe pas de chiffre magique valable pour tout le monde. Ce qui compte, c'est que chaque ligne réponde à une question précise : que fait elle dans le portefeuille, et qu'est ce qu'elle apporte que les autres n'apportent pas déjà ? Si tu ne sais pas répondre pour une ligne donnée, c'est souvent le signe qu'elle est là par habitude ou par excès de prudence, pas parce qu'elle joue un rôle réel.

Dans une logique momentum, le nombre de lignes détenues à un instant donné dépend aussi de la largeur du marché : parfois peu d'actifs se détachent nettement, parfois davantage. L'important est de garder une structure simple à suivre chaque mois, plutôt que d'ajouter des lignes par réflexe. Cette discipline se retrouve d'ailleurs dans une approche plus large expliquée dans l'article sur investir en bourse en 5 minutes par mois.

Les limites qu'il faut assumer

Concentrer son portefeuille sur trois à cinq lignes n'a rien d'une formule magique et ce n'est pas une garantie de meilleure performance. Un portefeuille plus concentré peut aussi connaître des variations plus marquées sur une ligne donnée, puisqu'il y a moins d'actifs pour lisser les à coups. C'est pour cette raison qu'il faut aussi réfléchir à la gestion du risque de baisse, un sujet traité plus en détail dans l'article sur le drawdown, comprendre et limiter ses pertes.

Il n'y a pas non plus de nombre de lignes qui protège automatiquement d'une mauvaise période de marché. Le nombre de lignes influence la lisibilité et la facilité de suivi, pas la certitude d'un résultat. C'est un choix de méthode, pas une promesse.

Ce que tu contrôles, en revanche, c'est la clarté de ta grille de décision : combien de lignes, sur quels critères, et à quelle fréquence tu les revois. C'est exactement ce que MomentumRadar propose, en recalculant le classement des pays, secteurs, industries, actions et devises le premier jour de chaque mois, pour t'aider à choisir le où sans te perdre dans le quand. Essai gratuit de 14 jours.

Cet article est fourni a titre informatif et ne constitue pas un conseil en investissement. Investir comporte un risque de perte en capital.

Questions fréquentes

Combien d'ETF faut il vraiment détenir dans un portefeuille ?

Il n'existe pas de chiffre universel, mais trois à cinq lignes bien choisies couvrent souvent l'essentiel sans créer de recouvrement inutile entre les positions. Ce qui compte, c'est que chaque ligne joue un rôle distinct et identifiable dans le portefeuille.

Pourquoi avoir quinze ETF peut créer une fausse diversification ?

Parce que beaucoup de ces lignes contiennent en réalité les mêmes grandes entreprises, simplement pondérées différemment. On multiplie les frais et la complexité sans réduire significativement le risque global.

Vois où va la force, aujourd’hui.

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